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D’un jour à l’autre. Le secret de l’atelier…

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MÉLANCOLIQUES
Yves Carreau


La Cage de l’Ombre Forte
publie le catalogue de l’exposition

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Fragments d’une collection

YVES CARREAU

présentée par la grange du Boissieu
du 29 septembre au 28 octobre 2018
les samedis et dimanches
de 14h à 19h.

Vernissage de l’exposition
et présentation de l’ouvrage
le samedi 29 septembre à 15h

Tout au long de sa vie, Yves Carreau s’est passionné pour l’image sous toutes ses formes : du signe abstrait à la figuration, du noir et blanc à la couleur, de la miniature au grand format, de la pièce unique aux multiples.

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CLIQUEZ SUR LA PREMIÈRE IMAGE DU PANNEAU AFIN D’ENGAGER LE DIAPORAMA.
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Sélection de pages du catalogue reproduisant les œuvres exposées :
Linogravures, sérigraphies, xylogravures, dessins.

Contact : la grange du Boissieu
www.lagrangeduboissieu.fr
Alexandre Baumgartner (06 80 32 29 44)
Place Denis de Boissieu, Le Boissieu, 38530 La Buissière

Extrait

déplorant {} la mort d’un ami cher, un matin de printemps à Paris, dans une lumière comme la brume
11 heures du matin, le 11 mars 97, Gôzô Yoshimasu

Chenal de bateaux pour tatouage du cœur, dans le pays des vieux moulins à vent, du poulain de « souvenirs du vent »,
« nous sommes des bêtes fragiles… »
parlant ainsi, je continue à être en vie, j’ai levé les yeux vers un « ange doré »

chenal de bateaux, sillage de bateaux, étaient, peut-être, le voyage de l’eau…
peut-être aussi bombement du rêve d’une poignée, d’une cuillerée de la licorne qui chuchota « pas de souliers de satin dans le vaisseau spatial »

pour le deuil et l’éloge funèbre, je me suis vu tenter de composer une musique nouvelle moi qui ne suis pas compositeur

visage de mort, ton visage… pourquoi me suis-je plusieurs fois levé pour le voir
Paris, dix ans après et un manège doré… (la grande Seine,…) comme, non ? une surface d’eau monte, baisse, imprègne le cœur

je me suis levé pour voir le visage de mort, le bec d’oiseau qui picote, « voile du ciel »……
au jardin du Luxembourg où avec toi j’avais pris une photo en souvenir, j’aimerais toucher le bord du banc en bois, du banc de bois, en suivre la forme mais

mon corps fatigué
je l’ai allongé comme une baleine
j’ai plongé dans les abîmes

revenu à la conscience, me voici dans une forêt

à « ta baleine » et « à ta forêt » c’est à cela que je toucherai ce soir, en français, comment sonne le mot kujira, au fond de la mer, j’écouterai, côte à côte avec Yves Tanguy prés des cailloux, c’est dommage, chuchote aussi la Seine

chenal de bateaux pour tatouage du cœur, le pays des vieux moulins à vent, le « souvenirs du vent » et le poulain aussi chuchotent : c’est dommage… dommage
pavés gris, collines muettes, pavés gris, collines muettes, pavés gris

« baleine fatiguée, fatiguée, baleine » « baleine fatiguée,… baleine fatiguée »